Bibliothèque

La S.A.L. met à disposition de ses membres, pour consultation et/ou emprunt, un fonds riche de plus de 1200 ouvrages liés aux sciences du ciel et de l’espace, auxquels s’ajoutent des numéros de périodiques spécialisés.

Les sujets autant que le niveau de lecture sont diversifiés. L’emprunt est gratuit, consenti pour une durée d’un mois et renouvelable sur demande.

La bibliothèque et son bureau d’emprunt est maintenant située au rez-de-chaussée de l’Institut de physiologie. Elle ouvre avant chaque conférence, de 18 h 30 à 19 h 30.



Pour renforcer encore la disponibilité du service sans passer par une multiplication des jours et heures d’offre de service (impossible en pratique), il est dorénavant possible d’obtenir une ouverture sur rendez-vous, une manière de rendre la Bibliothèque capable de jouer son rôle quand les membres en ont envie ou besoin. Les coordonnées du bibliothécaire se trouvent en début de chaque bulletin Le Ciel : un contact téléphonique ou par écrit permettra de trouver une date convenant à chacun pour une ouverture « privée ».


Nouveau à la bibliothèque

Il est difficile de classer le « Cosmologie et relativité générale – une première approche » d’Alice Gasparini, tant le livre semble constituer une catégorie à lui seul. Comme précisé dans l’avant-propos et sur la quatrième de couverture, il se situe entre le commentaire vulgarisateur et le cours universitaire, ou plutôt il comble le fossé longtemps resté béant entre ces deux sortes d’écrits. Les notions d’expansion, de courbure et de lentille gravitationnelle reçoivent un traitement plus poussé que les analogies servies au grand public, bien que les développements mathématiques soient choisis parmi les plus simples, et le bagage du secondaire suffit effectivement à les suivre de bout en bout. Cet imprimé aurait cependant mérité une édition plus attentive : les fautes de français apparaissent assez fréquemment, et si les bavures se limitaient aux accords maladroits en genre et en nombre, sans nuire à la compréhension du propos, la qualité générale du livre rendrait ces imperfections acceptables. Mais l’une ou l’autre inexactitude s’est parfois glissée dans les démonstrations de formules, et dans ce contexte, les coquilles sont moins pardonnables. Par exemple, dans les équations (7.65) et (7.67) p. 110, le facteur d’échelle associé à la densité en rayonnement devrait s’affubler d’un exposant quatre, pas d’un exposant deux. De même, un indice est mal choisi dans une égalité, au bas de la p. 112. Le livre s’attache en priorité aux sujets plus actuels, et quelques thèmes n’ayant pas connu de développement récent sont reportés en annexe.


Gaëtan Greco


Précédemment

Dans son Voyage sur les flots de galaxies, Hélène Courtois relate une découverte de première importance dans la cosmologie observationnelle, l’identification d’une grande structure qui ajoute une épaisseur entière à la compréhension de notre situation dans l’Univers. En incorporant la Voie lactée et des milliers de galaxies voisines dans un ensemble appelé Laniakea, l’équipe rassemblée autour de l’auteur a confectionné une définition dynamique du superamas de galaxies, existant comme résultat d’un processus qui porte la marque d’une force fondamentale de la nature, car elle repose sur l’action de la gravitation. Auparavant, les superamas de galaxies étaient reconnus de façon statique (et incomplète), comme des amas de galaxies disposés les uns à côté des autres. De brefs rappels sur les principes astrophysiques de base employés pour les observations systématiques de galaxies environnantes précèdent le récit des observations elles-mêmes, et finalement la découverte mûre à la clé. Les détails abondent sur les moments-pivots de ce cheminement comme sur les fausses routes parfois suivies. Le livre ajoute une preuve, s’il en fallait encore une, que les personnages des découvreurs géniaux et solitaires sont en bonne partie des mythes, et que les avancées en science contemporaine se réalisent par l’échange et la combinaison de compétences – on voudrait parfois parler de talent – chacune utile, mais insuffisante. Le texte insiste également sur la poursuite des coups de sonde dans des contrées intergalactiques de plus en plus lointaines, l’étude d’un échantillon de plus en plus large comportant comme résultat probable la reconnaissance de structures semblables à Laniakea et le tracé de leurs limites.


Gaëtan Greco

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