Bibliothèque

La S.A.L. met à disposition de ses membres, pour consultation et/ou emprunt, un fonds riche de plus de 1200 ouvrages liés aux sciences du ciel et de l’espace, auxquels s’ajoutent des numéros de périodiques spécialisés.

Les sujets autant que le niveau de lecture sont diversifiés. L’emprunt est gratuit, consenti pour une durée d’un mois et renouvelable sur demande.

La bibliothèque et son bureau d’emprunt est maintenant située au rez-de-chaussée de l’Institut de physiologie. Elle ouvre avant chaque conférence, de 18 h 30 à 19 h 30.



Pour renforcer encore la disponibilité du service sans passer par une multiplication des jours et heures d’offre de service (impossible en pratique), il est dorénavant possible d’obtenir une ouverture sur rendez-vous, une manière de rendre la Bibliothèque capable de jouer son rôle quand les membres en ont envie ou besoin. Les coordonnées du bibliothécaire se trouvent en début de chaque bulletin Le Ciel : un contact téléphonique ou par écrit permettra de trouver une date convenant à chacun pour une ouverture « privée ».


Nouveau à la bibliothèque

La boucle cosmologique bouclée dans les dernières entrées au catalogue, un retour vers une thématique réputée plus basique s’effectue avec Le Système solaire, une exploration visuelle des planètes […]. L’aspect visuel y prévaut de toute évidence, mais ce n’est pas un album d’images légendées. On y trouve davantage de lecture, encore que l’entièreté de l’information écrite dépende des images et qu’aucun pavé de texte ne dépasse la demi-page. Beaucoup d’illustrations peuvent se voir ailleurs, mais l’ensemble des globes et des mappemondes est inédit et donne une représentation cohérente, unifiée, des objets célestes présentés. L’auteur, Marcus Chown, a fait preuve d’originalité dans la rédaction, et sait maintenir l’intérêt du lecteur au fil des chapitres. Il est dommage que la version française ne vise pas toujours juste. Le texte est peut-être passé entre les mains de plusieurs traducteurs, inégalement inspirés. On trouvera la plupart des erreurs possibles : transcriptions trop littérales (et l’expression manque de naturel), termes français inventés au lieu de prendre les équivalents existants (la « coronosphère ») et pièges des faux amis (c’est bien le silicium qui entre dans la composition du Soleil, pas le silicone). La qualité est d’abord très satisfaisante, puis baisse vers le milieu avant de rehausser son niveau avant la fin. Quelques erreurs factuelles apparaissent, mais il n’est pas impossible qu’elles appartiennent au texte original, telles la confusion entre astronome et astronaute, entre Pan et Janus (p. 175), et les ordres de grandeurs aberrants dans la dimension de cratères sur Callisto (p. 136).

La Bibliothèque est actuellement en train d’acquérir les numéros de l’Atlas du Cosmos, édités en série d’une vingtaine de volumes par la National Geographic Society. Je ne prévois pas d’en fournir une notice de lecture détaillée, le contenu n’offrant aucune vraie surprise derrière les couvertures. Il s’agit d’une encyclopédie moderne qui fait un rappel des connaissances de base aussi bien que la somme des découvertes récentes en les classant par objets d’étude. La collection complète sera disponible à l’emprunt dès la reprise de la saison 2020-2021 des conférences.


Gaëtan Greco


Précédemment

Nous poursuivons le cycle cosmologique entamé dans les nouveautés disponibles, avec ce mois L’Univers est une éponge, une fresque historique signée par John Richard Gott. Cosmologiste blanchi sous le harnais, il a donné à ce livre une teneur biographique sans pour autant se mettre en avant. Avec de nombreuses références et mentions, on peut découvrir des aspects de la recherche qui ne se retrouvent pas nécessairement dans la littérature scientifique, grâce à quelqu’un qui a personnellement côtoyé certains des chercheurs cités, et porté un intérêt soutenu pour l’émergence d’une sous-discipline de l’astrophysique jusqu’à ses développements les plus récents. Gott résume l’élucidation de la structure à grande échelle du cosmos dès les premières applications théoriques de la relativité générale et le lancement de programmes d’observation utilisant des télescopes assez puissants pour pénétrer loin en distance (et largement en volume de cosmos exploré) pour tirer des conclusions solides sur l’Univers visible pris dans son ensemble, et plus seulement sur son contenu matériel. La détection de matière noire suit et débouche sur un déroulement des efforts de cartographie et de simulation informatique de l’architecture universelle aux plus vastes échelles. Des connaissances assez fermes en cosmologie sont nécessaires pour saisir l’entièreté des explications. Elles sont adressées aux amateurs déjà familiers avec les notions basiques, et qui ont plutôt envie de savoir comment le corpus de la cosmologie contemporaine s’est mis en place pendant le siècle écoulé.


Gaëtan Greco

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